mercredi 12 septembre 2012

Les chaussures italiennes, Henning Mankell

Frederik Welin, 66 ans, vit seul sur une île de la Baltique depuis 12 ans, l'isolement volontaire de cet ancien chirurgien à la suite d'un évènement tragique, va être rompu par l'arrivée d'Harriet un matin d'hiver. Harriet est l'amour de jeunesse de Frederik qu'il n'a pas revu depuis 37 ans et qu'il avait abandonné sans un mot ni explication et qui se meurt d'un cancer.

Ces retrouvailles vont engendrées d'autres rencontres et une remise en question de celui qui vit reclus depuis de si nombreuses années en ayant pour seul compagnie un chien sourd et un chat mal en point et pour seule visite un facteur hypocondriaque.

C'est le premier livre de cet auteur que je lis, je sais qu'il est plus connu pour ses romans policiers, mais les chaussures italiennes ont fait l'objet de nombreuses critiques très positives ce qui m'avait poussé à l'acheter. 

Ce qui caractérise le plus, à mon sens, ce roman, c'est le style très épuré de l'auteur qui utilise une écriture toute en finesse et en sobriété pour nous décrire les paysages magnifique de Suède ainsi que les émotions et les sentiments de ces personnages atypiques et écorchés vifs. 

Le personnage principal est assez antipathique, j'ai souvent eu envie de lui mettre mon pied là où je pense, c'est un homme lâche, menteur, fouineur et qui se montre la plupart du temps bien incapable de faire face à ses responsabilités, raison pour laquelle il vit seul sur une île où il pense que personne ne pourra venir le déranger... C'est les personnages "secondaires" qui le pousse vers l'avant en ne lui laissant pas le choix que d'affronter la vérité et regarder en face ce qu'il est.

Ces personnages "secondaires" sont tous des gens abîmés par la vie qui vivent souvent dans des endroits retirés et des situations improbables, on a parfois du mal à croire à la vraisemblances de ce qui leur arrivent et on est souvent pas loin de la caricature... Par contre, l'auteur ne verse jamais ni dans le pathos ni dans le tragique malgré des personnages très meurtris par la vie et des thèmes difficiles comme la fin de vie, le handicap ou la délinquance...

Pourtant, ce livre a fonctionné sur moi, je n'ai qu'une envie après l'avoir refermé c'est de prendre le premier avion pour la Suède, tellement les descriptions des paysages m'ont touchées, les personnages m'ont émus. Malgré le fait que l'auteur en fait parfois trop, que le roman manque souvent de réalisme, c'est cela que j'ai aimé. En effet, j'ai déjà eu l'occasion de dire que les romans qui collent trop à la réalité m'ennuient, j'ai besoin de m'évader dans mes lectures, j'ai besoin de lyrisme, et de romanesque, delà peu importe si le roman n'est pas le reflet exact de ce qui pourrait se passer dans la "vraie" vie...

En bref, une belle lecture et je vous conseille vivement de suivre les aventures de cet anti-héros. De plus, avec ce livre, je suis définitivement convaincu pour le style nordique et je suis loin d'en avoir fini avec ces auteurs venus du froid...

Au fait, vous pourriez vous interroger sur le titre du livre et le rapport avec l'histoire : je vous laisserai le découvrir au milieu du roman où l'auteur nous en fait une métaphore sur la vie et on les retrouve par petite touche tout au long du roman. 

Cette lecture me permet également de poursuivre le challenge littératures nordiques organisé par Myiuki avec une cinquième lecture j'ai donc atteint mon objectif, le challenge se poursuivant jusqu'au 1er avril 2013 je vais passer au niveau au dessus : explorateur du grand nord (lire plus de 5 livres) car j'ai encore des lectures, pouvant intégrer ce challenge ,en vue...


6 commentaires:

  1. bonsoir

    ah menkel j'ai plein de livres de lui dans ma bibliothèque mais je sais pas pourquoi j'ai jamais été tenté de les ouvrir...je suis sur que c'est très bien foutu, mais une petite réticence au départ m'empeche de m'y coller :o)il faut que j'apprenne à la combattre :o

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    1. c'est le premier livre de cet auteur que je lis, j'ai bien envi de découvrir ces policiers. parfois on a des réticences sans trop savoir pourquoi, pour moi c'est vargas...

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  2. Les avis sont unanimes sur ce roman, il faudrait que je me décide un de ces jours à me plonger dedans !

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    1. je pense effectivement que ça en vaut la peine ;-)




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  3. J'ai les trois premiers volumes des Wallander, donc je vais commencer par là, mais c'est vrai que ce texte-là a l'air très intéressant aussi.

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    1. Je pense lire également un des policiers de Mankell même si c'est un genre que j'affectionne moins, mais je suis curieuse de ce que cela peut donner.

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