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mercredi 26 septembre 2012

Les tribulations d'un lapin en Laponie, Tuomas Kyrö


Un jeune roumain, Vatanescu, part clandestinement en Finlande pour gagner assez d'argent pour offrir une paire de chaussure à crampons à son fils. Arrivé à Helsinki grâce à une organisation mafieuse incarné par son chef ruse Iegor, il se retrouve à faire la manche,   mais évidemment rien ne passe comme il l'avait espéré... 

De déconvenue en catastrophe,  Vatanescu, accompagné d'un lapin qu'il a sauvé des coups de petites frappes, va aller à la rencontre d'hommes et de femmes qui vont changer son destin...

C'est un roman complètement loufoque, les situations sont la plupart du temps improbables, drôles et parfois poétiques. Ce héros candide, sans arrière pensée est à la fois touchant et déconcertant comme peut l'être le personnage de Voltaire. 

Ce livre n'est pas pour autant que cela, car sous couvert d'un ton plutôt léger, l'auteur dénonce l’exploitation d'être humain par les pays les plus riche, ces étrangers qui croient trouver l’eldorado et une vie meilleur ailleurs et qui quittent tout pour se retrouver au bans d'une société qui préférait ne pas voir leur misère. 

On passe un agréable moment avec ce livre et ses titres de chapitre à rallonge qui nous énonce par avance ce qui va bien pouvoir (encore) arriver à notre héros...

Ce livre semble être un hommage à Arto Paasilinna et son livre le lièvre de Vatanen, mais n'ayant pas lu ce roman je ne peux pas comparer, en tout cas cela me donne très envi de faire cette découverte.  

Cette lecture me permet de poursuivre le challenge littératures nordiques organisé par Myiuki. 

mercredi 12 septembre 2012

Les chaussures italiennes, Henning Mankell

Frederik Welin, 66 ans, vit seul sur une île de la Baltique depuis 12 ans, l'isolement volontaire de cet ancien chirurgien à la suite d'un évènement tragique, va être rompu par l'arrivée d'Harriet un matin d'hiver. Harriet est l'amour de jeunesse de Frederik qu'il n'a pas revu depuis 37 ans et qu'il avait abandonné sans un mot ni explication et qui se meurt d'un cancer.

Ces retrouvailles vont engendrées d'autres rencontres et une remise en question de celui qui vit reclus depuis de si nombreuses années en ayant pour seul compagnie un chien sourd et un chat mal en point et pour seule visite un facteur hypocondriaque.

C'est le premier livre de cet auteur que je lis, je sais qu'il est plus connu pour ses romans policiers, mais les chaussures italiennes ont fait l'objet de nombreuses critiques très positives ce qui m'avait poussé à l'acheter. 

Ce qui caractérise le plus, à mon sens, ce roman, c'est le style très épuré de l'auteur qui utilise une écriture toute en finesse et en sobriété pour nous décrire les paysages magnifique de Suède ainsi que les émotions et les sentiments de ces personnages atypiques et écorchés vifs. 

Le personnage principal est assez antipathique, j'ai souvent eu envie de lui mettre mon pied là où je pense, c'est un homme lâche, menteur, fouineur et qui se montre la plupart du temps bien incapable de faire face à ses responsabilités, raison pour laquelle il vit seul sur une île où il pense que personne ne pourra venir le déranger... C'est les personnages "secondaires" qui le pousse vers l'avant en ne lui laissant pas le choix que d'affronter la vérité et regarder en face ce qu'il est.

Ces personnages "secondaires" sont tous des gens abîmés par la vie qui vivent souvent dans des endroits retirés et des situations improbables, on a parfois du mal à croire à la vraisemblances de ce qui leur arrivent et on est souvent pas loin de la caricature... Par contre, l'auteur ne verse jamais ni dans le pathos ni dans le tragique malgré des personnages très meurtris par la vie et des thèmes difficiles comme la fin de vie, le handicap ou la délinquance...

Pourtant, ce livre a fonctionné sur moi, je n'ai qu'une envie après l'avoir refermé c'est de prendre le premier avion pour la Suède, tellement les descriptions des paysages m'ont touchées, les personnages m'ont émus. Malgré le fait que l'auteur en fait parfois trop, que le roman manque souvent de réalisme, c'est cela que j'ai aimé. En effet, j'ai déjà eu l'occasion de dire que les romans qui collent trop à la réalité m'ennuient, j'ai besoin de m'évader dans mes lectures, j'ai besoin de lyrisme, et de romanesque, delà peu importe si le roman n'est pas le reflet exact de ce qui pourrait se passer dans la "vraie" vie...

En bref, une belle lecture et je vous conseille vivement de suivre les aventures de cet anti-héros. De plus, avec ce livre, je suis définitivement convaincu pour le style nordique et je suis loin d'en avoir fini avec ces auteurs venus du froid...

Au fait, vous pourriez vous interroger sur le titre du livre et le rapport avec l'histoire : je vous laisserai le découvrir au milieu du roman où l'auteur nous en fait une métaphore sur la vie et on les retrouve par petite touche tout au long du roman. 

Cette lecture me permet également de poursuivre le challenge littératures nordiques organisé par Myiuki avec une cinquième lecture j'ai donc atteint mon objectif, le challenge se poursuivant jusqu'au 1er avril 2013 je vais passer au niveau au dessus : explorateur du grand nord (lire plus de 5 livres) car j'ai encore des lectures, pouvant intégrer ce challenge ,en vue...


vendredi 31 août 2012

Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir

Arnljotur a 22 ans, il décide de partir de son Islande natale pour aller remettre en état une roseraie au coeur d'un monastère à des milliers de kilomètres de là. Il a perdu sa mère récemment laquelle lui avait transmis sa passion pour l'horticulture. Il est également le père d'une petite fille issue d'une relation d'une nuit. 

Dans une première partie, on suit Arnljotur tout le long de son voyage vers le monastère au gré de ses rencontres... 

Puis, on le suit durant son séjour dans une petite ville inconnue avec comme guide un moine fan de cinéma et à la découverte de sa paternité.

J'avais beaucoup entendu parlé de ce livre et pour une fois je ne suis pas déçue... C'est une belle histoire, pleine de douceur, avec ce héros un peu candide et à l'écoute de ses sentiments et surtout absolument attachant. 

C'est le genre de livre qui fait du bien loin du roman social à la française, hyper réaliste ou du livre confession centré sur un auteur narcissique, on ressort plein de sérénité, avec une envie folle de courir vers la première roseraie qu'on peut trouver pour sentir le doux parfum des roses... C'est le genre de livre que j'ai besoin de lire pour son côté rafraîchissant.

Laissez vous porter par cette histoire qui vous emmènera un peu ailleurs pour quelques heures, vers un monde plus simple, plus poétique et vous oublierez un peu que c'est la rentrée...

Cette lecture me permet de poursuivre le challenge amoureux organisé par l'Irrégulière dans la catégorie divers et le challenge littératures nordiques organisé par Myiuki.

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jeudi 10 mai 2012

L'héritage impossible, Anne.B Ragde



L'héritage impossibleAttention, si vous n'avez pas lu les deux premier tome, ne lisez pas ce qui suit...

Voici donc le troisième et dernier volet de la trilogie des Neshov.

On retrouve Torunn après la découverte du cadavre de son père. Celle ci est  complétement boulversée...

Elle assure avec l'intérimaire l'entretien de la ferme, mais elle a beaucoup de difficultés à assumer cet héritage, elle se sent coupable de la mort de son père...

Erlend et Mardilgo prennent pour un acquis qu'elle reprendra la ferme sans prendre conscience, enfin surtout Erlend du poid et de la responsabilité que ce la représente.

En effet, Erlend est à tout à la joie de sa futrur paternité et son naturel quelque peu égocentique le conduit à ne pas comprendre la détresse de Torunn. Quant à Mardigo, il a retrouvé le droit chemin, celui de la foi, et sa volonté de ne pas s'immiscer trop dans la vie d'autrui, sa discrétion qui est un atout pour son métier, mais qui va le conduire à ne pas saisir non plus l'état de sa nièce...

Ce dernier tome est plus centré sur Torunn, sur sa difficulté à surmonter la mort d'un père qu'elle venait juste d'apprendre à connaître, mais surtout sur sa capacité ou non à porter sur elle le destin de cette famille.

Ce roman conclut parfaitement cette trilogie même si on révérait d'une suite tant l'auteur nous a conduit à nous attacher si fort à ses personnages, on voudrait savoir ce qu'il leur arrive à la suite de ce final encore une fois si bien amené même si on a moins l'effet de surprise que lors des 2 premiers tomes. Il s'agit ici de savoir qu'elle va être la décision de Torunn.

Rester et assumer cet héritage ou partir pour reprendre le cours de sa vie...

Ce dernier tome sait nous tenir en haleine jusqu'à la fin... C'est toujours écrit avec justesse et finesse, je l'ai trouvé encore  plus sombre que les deux autres, la psychologie de Torunn est parfaitement décrite, même si je trouve qu'elle ne fait pas le meilleur choix, il est compréhensible pour une partie tout du moins...

Je me suis passionnée pour cette trilogie, j'ai dévoré les trois romans et maintenant j'ai un petit manque de cette famille pour le moins vraiment pas comme les autres et pourtant si attachante...

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge littératures nordiques organisé par Myiuki

lundi 7 mai 2012

La ferme des Neshov, Anne.B Ragde


La ferme des Neshov
Attention, ne pas lire ce qui suit si vous n’avez pas  fini le premier tome de la trilogie : la terre des mensonges
A la suite de la mort d’Anna, la mère, chaque protagoniste tente de reprendre le cours de sa  vie. Toutefois, après la révélation quant à la véritable paternité des trois frères et le décès d’Anna, les choses ne peuvent nécessairement plus revenir comme avant…
Nous retrouvons donc les personnages qui retournent chacun à leur vie : Tor s’occupe des cochons mais pour l’aider Mardigo engage une aide-ménagère même s’ils ne sont pas trop d’accord avec le vieux, cela ne se passe pas trop mal. Toutefois, Tor découvre des rats dans sa porcherie ce qui est une catastrophe car si les services sanitaires s’en rendent compte, ils pourront interdire à Tor de continuer l’élevage des cochons.
Mardigo est en pleine confusion des sentiments suite à son nouvel an avec la veuve, il décide de se reprendre en main et de retourner vers une vie plus pieuse.
Quant à Erlend, Krumme à la suite d’un accident a une révélation et veut que leur vie prenne une nouvelle direction qui se concrétise en un désir d’enfant. Erlend est bouleversé par cette subite annonce et se sent trahi, lui qui trouvait leur vie si formidable…
Enfin, Torunn est amoureuse folle d’un homme éleveur de chien de traineau le jour et trader la nuit. Elle doit également gérer sa mère dont le mari l’a quitté pour une jeune femme et la culpabilité d’avoir laissé son père seul avec le vieux pour gérer la ferme. Elle porte également la responsabilité de l’avenir de la ferme, Erlend et Mardigo ayant cédé leur part à Tor, c’est elle qui en héritera…
C’est dans ce contexte, où s’en s’ignorer les personnages se sont de nouveau éloignés jusqu’à ce que Tor se blesse gravement et ne puisse plus assumer la gestion de la ferme. Torunn avec l’aide d’un intérimaire va donc venir en soutien de son père que l’inactivité et l’impuissance face à cette situation va rendre irascible…
L’auteur a dans le premier tome mis en place les personnages jusqu’au dénouement final, dans ce deuxième tome, on continue à les suivre maintenant qu’ils ont récré un lien aussi infime soit il, qui les conduit à devoir désormais prendre en considération les autres.


On est content de retrouver ces personnages dont la vie a été boulevérsée dans le premier tome, et qui va encore l'être dans un final terrible qu'on sent arriver durant une bonne partie du livre mais auquel on n'ose jamais vraiment croire...


L'auteur tient toutes les promesses du premier tome, j'ai trouvé ce deuxième tome encore plus prenant. La tension monte jusqu'au dénouement. C'est parfaitement bien écrit, un vrai plaisir à lire...


A suivre l’héritage impossible...


J'ai lu ce roman dans le cadre du challenge littératures nordiques


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mercredi 2 mai 2012

La Terre des mensonges, Anne B. Ragde

Ce livre est le premier de la trilogie des Neshov que j'ai dévoré. Je n’étais pas forcément attiré par les écrivains nordiques, puis j'ai lu Hiver de Mons Kallentoft, que j'ai bien apprécié et je me suis dit pourquoi pas...

L'histoire se passe en Norvège, dans une ferme. Ils sont trois frères : Tor qui élève des cochons, Margido qui dirige une entreprise de pompe funèbre et Erlend  qui vit au Danemark et décore des vitrines. Tor a également une fille, aujourd'hui âgée de 37 ans, Torunn qui est assistante vétérinaire. Ils se retrouvent tous à la ferme au moment où la mère se meurt. C'est à sa mort que sera révélé le terrible secret de la famille...

L'auteur nous décrit successivement et assez longuement chaque personnage, sa psychologie, sa vie jusqu'au moment où il va lui être annoncé le décès prochain de la mère.

Tor vit toujours dans la ferme de son enfance avec sa mère qui dirige toujours malgré son âge la maison, et son père dont on comprend assez vite qu'il est méprisé par les deux autres et dont la personnalité a été complètement anéanti... Il a eu une fille Torunn avec laquelle il entretient des relations depuis peu d'années et de façon très épisodique.

Mardigo est le plus étrange, il mène une vie à la fois simple et très rangé, il s'est violemment disputé avec sa mère 7 ans auparavant et n'est jamais revenu à la ferme.

Quant à Erlend, il vit à Copenhague dans un luxueux appartement avec son compagnon Krumme qui est journaliste, où il mène une vie aisée, pleine de fête, de sortie... Depuis qu'il est parti de la ferme à 18 ans, il n'y a jamais remis les pieds ayant plus ou moins été banni du fait de son homosexualité...

La mort imminente de la mère va conduire les 3 frères et la petite fille à se retrouver à la ferme. Ils ne se connaissent pas, ont des vies que tout opposent et pourtant ils vont devoir faire face à ce terrible mensonge révéler par le père un peu trop alcoolisé...
Rien ne nous prépare à ce dénouement final, je n'ai franchement rien vu arriver, l'auteur nous décrit chaque personnage, et les amenèrent se rencontrer à être confronter les uns aux autres avec leurs rancunes, leurs ressentis face ce qui s’est passé, leur propre vécu avec leur mère.

Ce livre nous montre une autre face de la Norvège de ce qu’on entend habituellement de tolérance, de bien vivre et d’un système social performant…

En relisant ce billet, je me dis que je n’arrive pas à rendre le ressenti de ce que j’ai lu, c’est pourtant un très beau roman, qui m’a beaucoup touché et ce n’est rien par rapport au 2 suivants, l’auteur fait monter progressivement les sentiments, l’attachement à ses personnages, ces 3 romans m’ont énormément touché, voir presque ému…

A suivre le billet sur la ferme des Neshov… 


J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge littératures nordiques organisé par Myiuki