mercredi 22 mai 2013

Le livre des bruits, Soledad Bravi


Cet album est parfait pour les jeunes enfants, il s'agit d'un imagier original relatif au bruit du quotidien ou pas, comme de celui ci :


Les dessins sont drôles et colorés, les enfants adorent faire les bruits avec les parents, de plus il est très solide (cartonné), parfait pour les petites mains indélicates de nos chères têtes blondes! 

Le pétard, il fait boum; l'âne il fait hihan; le coucou, il fait coucou...
Un très bel album, plein d'humour, à offrir sans hésitation...

Avec ce livre, voici ma première participation au challenge : Je lis aussi des albums 2013 organisé par Hérisson.


lundi 20 mai 2013

Barbe bleue, Amélie Nothomb



J'ai découvert Amélie Nothomb à l'adolescence avec son premier roman : Hygiène de l'assassin, j'avais beaucoup aimé ce roman original qui reprend le même style narratif que Barbe Bleue consistant en un long dialogue quasiment ininterrompue entre deux personnages principaux. 


Je sais que cette auteure a beaucoup de détracteur, je suis loin d'avoir lu tout ses romans et cela remonte a un dizaine d'année, mais je garde un bon souvenir de ces lectures sans pour autant qu'elle ai été mémorable ni fondatrice. J'abordais donc cette lecture avec une confiance certaine puisque le sujet m'attirait tout en gardant à l'esprit que mes goût ont fortement évolué avec les années...

Saturnine est une jeune femme de 25 ans cherche une collocation, elle répond à l'annonce du richissime Don Elemirio Nibal y Milcar, aristocrate espagnol, bien que celle ci soit trop généreuse pour ne pas être suspicieuse... La rencontre des ces deux personnages est le prétexte à une réflexion sur les palettes de couleurs et l'association des couleurs aux sentiments et à des traits de caractère.

Que puis je dire de ma lecture, ça se lit vite, les réflexions ne sont pas inintéressantes, la fin est originale, mais si cela n'est pas déplaisant, j'ai un sentiment de lecture jetable, j'écris ce billet quelques heures seulement après ma lecture et il ne m'en reste pratiquement rien. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé mais je ne vois pas l'intérêt de ce genre de roman qui se consomme comme une de la nourriture de fast food : vite avalé, vite digéré, vite oublié... Je pense donc dorénavant passé mon chemin devant le Amélie Nothomb annuel.

Ce livre me permet de poursuivre mes participations aux challenges : Petit Bac dans la catégorie couleur et Défi cent page.

mercredi 24 avril 2013

Demain j'arrête, Gilles Legardinier

Julie sort d'une relation sentimentale calamiteuse, elle vit dans une petite ville où elle a grandit et où elle se sent bien entourée de ses amis, et elle travaille dans une banque, travaille qu'elle déteste. Puis, elle rencontre Ric Patatras, son nouveau voisin, d'abord intrigué par son nom, elle en tombe éperdument amoureuse au premier regard, mais celui ci malgré sa gentillesse, cache quelques choses que Julie doit absolument découvrir, quitte à se mettre dans des situations plus qu'embarrassantes!

Après avoir lu tant de bon avis sur ce livre, j'ai eu envie de me faire ma propre opinion... 
Il faut l'admettre c'est un livre sympathique, les personnages sont touchants, les situations sont cocasses, et il m'est arrivé de rire franchement à certain moment.
Il faut le dire également ce n'est pas de la grande littérature, les débuts sont énervants avec cette héroïne qui cumule les catastrophes. Puis les situations sont souvent improbables, les personnages sont à la limite de la caricature, Julie est le stéréotype même de la célibataire presque trentenaire un peu fofollle et parfois très agaçante  et que dire de la chute finale que l'on voit arrivée de loin... 

Pour autant, on passe un moment agréable avec Julie et ses amis, c'est un roman plein de douceur, une bluette assez drôle, à réserver pour un moment de détente sans prétention. Il faut rien en attendre d'autre, au risque d'être déçu, qu'une gentille comédie romantique. Quant à la dédicace finale du livre, elle est très touchante et donne vraiment envie de connaître ce romancier qui rend un bel hommage à son entourage et aux femmes en particuliers...

Bref, un roman sympathique mais qui ne restera pas longtemps dans ma mémoire, mais après tout je crois que la seule ambition de l'auteur était de faire passer un moment de détente à son lecteur, il y parvient, ce n'est déjà pas si mal!

mercredi 17 avril 2013

En un monde parfait, Laura Kasischke

Jiselle, 32 ans, hôtesse de l'air, a été à maintes reprises témoin de mariage sans que cela ne soit jamais son tour, jusqu'à ce que le plus beau des commandant de bord, veuf, lui propose de l'épouser... Elle se retrouve dès lors femme au foyer,  à gérer trois enfants qui  lui sont plus qu'hostiles, et sans son pilote de mari qui est toujours parti aux quatre coin du monde. 

Dans un pays au proie à une épidémie dévastatrice, l’héroïne de Laura Kasischke, va devoir gérer la situation de la meilleure façon, dans un monde sans repère et pré-apocalyptique...

Jiselle peut parfois paraître agaçante par son immobilisme, on se demande bien pourquoi elle se marie avec ce type qu'elle connaît à peine et qui visiblement n'a que pour objectif en l'épousant : lui refiler la garde de ses enfants, malgré cela on s'attache à elle. Face aux catastrophisme ambiant et à la lente détérioration de la situation, elle fait face en douceur, avec simplicité et sans heurt. 

J'ai été happé par la lecture de ce livre toute en ironie, les premières pages commence comme une bluette sentimentale digne d'un harlequin puis Laura Kasischke distille avec efficacité la peur, l'angoisse... Ce climat de fin du monde permet à l'auteur une critique acerbe des Etats Unis qui pour changer des blockbusters, ne vont pas venir sauver le monde et permet un retour aux valeurs essentielles, loin de nos sociétés de consommation.

Je n'avais pas vraiment accroché à ma précédente lecture A moi pour toujours, et si En un monde parfait n'est pas un coup de coeur, j'ai vraiment apprécié cette lecture sans vraiment savoir réellement pourquoi : sûrement car l'héroïne m'a touché et que l'auteur sait parfaitement nous faire ressentir ce climat pré apocalyptique avec un style parfaitement maîtrisé... 




dimanche 7 avril 2013

Mort sur le Nil, Agatha Christie

Une fois n'est pas coutume, j'ai deviné le meurtrier et même assez tôt dans ma lecture. Je trouve que ce roman a des similitudes avec Les vacances d'Hercule Poirot. Bien évidement, n'ayant pas le talent d'Hercule Poirot, je n'avais pas imaginé les détails et le déroulement du crime. 

Pour en revenir à l'histoire, une richissime et belle jeune femme Linnet Ridgeway vient d'épouser Simon Doyle le fiancé de Jacqueline de Bellefort son amie de couvent une jeune femme exubérante et une aristocratique sans le sous. Les jeunes époux partent pour l'Egypte en voyage de noce et par vengeance Jacqueline décide de le poursuivre partout où ils vont. C'est sur le bateau qui parcourt le Nil, que Linnet est retrouvée assassinée. Heureusement, Hercule Poirot en vacance en Egypte, va faire déjouer cette machination diabolique.

Tout les éléments sont présents pour faire de ce livre un excellent roman policier : amour, trahison, suspect idéal hors de tous soupçons, huis clos, ...

On passe encore un merveilleux moment avec Hercule Poirot grâce à la reine du crime, à lire ou relire avec plaisir.

    Ce livre poursuit ma participation au challenge petit bac d'Enna dans la catégorie lieu :    NIL.

pett bac 2013


vendredi 5 avril 2013

Le dîner, Herman Koch



Deux couples, le narrateur Paul et sa femme Claire, ainsi que le frère de Paul, Serge, candidat au poste de premier ministre et son épouse Babette, se retrouvent pour un dîner dans un restaurant branché de la ville. Rien de plus banal, pourtant rien dans cette histoire ne l'est. En effet, les deux fils de ces couples ont commis un acte ignoble et ils sont là pour en parler.  

Dès le départ, on sent que ce dîner n'a rien d'innocent et même si dans un premier temps des banalités sont échangés, on découvre à travers des flash back que l'enjeu est bien plus important. Les atrocités commises par ses deux adolescents viennent contrarié la vie bourgeoise et tranquille de leurs parents. 

Dans un premier temps le narrateur décrit avec humour et ironie le futur dîner qui va avoir lieu, il critique ouvertement ce restaurant guindé, et ne cache pas son agacement face à ce frère qui se croit supérieur aux autres. On s'identifie assez facilement à lui et puis progressivement et en même temps que la tension monte, on découvre sa vraie personnalité ce qui nous aide à mieux comprendre ce qui a pu se passer.

Ce livre est une réflexion sur la violence dans notre société et sur ce qui peut amener deux jeunes adolescents d'un milieu social aisé à se conduire d'une façon si inhumaine. Mais l'intérêt du livre se situe plutôt dans la réaction que vont avoir les parents et jusqu'où ils vont aller pour les protéger. En tant que parents, on ne peut que s'interroger sur nos propres réactions, jusqu'où irions nous pour conserver la normalité de notre existence? Que serions nous prêts à faire pour nos enfants? 

Ce livre ne peut laisser indifférent, ils nous interrogent sur nos propres hypocrisies, sur la moralité dans nos sociétés occidentales, du rire aux larmes en passant par la peur,  Herman Koch nous tient en haleine tout au long de cette histoire.


vendredi 22 mars 2013

Le vieux qui lisait des romans d'amour, Luis Sepùlveda




Il y a des livres, sans trop savoir pourquoi, que l'on connait, dont on nous a recommandé la lecture à maintes reprises, et puis on fait autres choses, plutôt on en lit d'autres, enfin bref on passe à côté, et bien on a tort! Je vais rien écrire qui ne l'ai déjà été sur ce livre, c'est tout simplement un chef d'oeuvre, un petit bijou de 120 pages à savourer. Ce billet ne doit avoir qu'une utilité : encourager le plus de gens à lire ce livre. 

Antonio José Bolivar alias le vieux qui lisait des romans d'amour vit à El Idilio au coeur de la forêt amazonienne. Un chasseur blanc est retrouvé mort, les Shuars (peuple de l'Amazonie) sont accusés à tort, Antonio José Bolivar va partir à la recherche du vrai coupable : une panthère folle de douleur qui a goûté au sang des hommes...

Ce livre est un réquisitoire sur la folie des hommes qui détruisent la nature, qui tue impunément les hommes et les animaux qui se trouvent sur leur chemin, juste par appât du gain. Antonio José Bolivar n'est pas un homme parfait, il n'est pas moralisateur, c'est un homme simple qui fait partager son expérience de la forêt amazonienne.
C'est un livre sur la nature, un livre drôle, en toute simplicité et sans le côté moralisateur, Luis Sepúlveda nous donne une leçon d'écologie.

Laissez vous  simplement emporter par la beauté, les couleurs, la magie de ce livre...

Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d'or, tous ceux qui souillaient la virginité de son Amazonie, il coupa une grosse branche d'un coup de machette, s'y appuya et prit la direction d'El Idilio, de sa cabane et de ses romans qui parlaient d'amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes.

Ce livre me permet de continuer ma participation aux challenges :  Défi Cent Pages, Petit Bac et  Romans Cultes. 

pett bac 2013