mardi 1 mai 2012

L'enfant de Noé, Eric Emmanuel SCHMITT

L'enfant de NoéVous allez finir par croire que je lis qu'un seul auteur... Comme je me suis inscrite au challenge Eric Emmanuel SCHMITT organisé par un chocolat dans mon roman et surtout que la découverte de cet auteur est un vrai plaisir, et qu'il faut également avouer que ces petits livres se lisent pour ce qui me concerne en aller retour de train en me permettant de faire une pose dans lecture passionnante mais il faut l'admettre aussi plus dense et difficile du roman Les Disparus de Daniel Mendelsohn. Tout ceci explique cela...

Revenant en à ma lecture d'hier : L'enfant de Noé, ce livre fait également parti du cycle de l'invisible et nous parle cette fois ci du judaïsme. 

Un enfant juif, Joseph, va être séparer de ses parents en 1942, et il va devoir apprendre à mentir sur son identité et se cacher dans un pensionnat catholique. Il y rencontre notamment deux personnages : un jeune homme juif comme lui et qui sera son protecteur et confident au pensionnat : Rudy et celui qui dirige la villa jaune le père Pons. Le père Pons est un humaniste, qui fait plus que sauver des vies (pour le moins tenter de le faire) mais aussi de préserver l'identité juive de la disparition programmée par les nazis, tel Noé lors du déluge... Pour cela, il aménage une synagogue secrète avec des objet de culte et dans laquelle il étudie chaque soir les textes juifs comme la Torah. Il ne veut pas que ces enfants perdent leur identité...

Malgré cela, Joseph se retrouve, pour préserver son secret, à suivre les cours de catéchisme et aller à l'église, ce qui va le troubler dans sa foi.

"- Vous ne croyez pas que si l'on se montre pieux, un bon juif ou un bon chrétien, rien ne peut nous arriver ?
- D'où tires-tu une idée aussi bête ?
- Du catéchisme, Le père Boniface...
- Stop ! Dangereuse niaiserie ! Les humains se font mal entre eux et Dieu ne s'en mêle pas. Il a créé les hommes libres. Donc nous souffrons et nous rions indépendamment de nos qualités et nos défauts. Quel rôle horrible veux tu attribuer à Dieu ? Peux tu une seconde imaginer que celui qui échappe aux nazis est aimé de Dieu, tandis que celui qui est capturé en est détesté ? Dieu ne se mêle pas de nos affaires.
- Vous voulez dire que, quoi qu'il arrive, Dieu s'en fout ?
- Je veux dire que quoi qu'il arrive, Dieu a achevé sa tâche. C'est notre tour désormais. Nous avons la charge de nous même."

C'est encore un magnifique roman sur l'humanité, sur des personnes qui tentent de la sauver de sa barbarie, de l'auto destruction. Eric Emmanuel SCHMITT fait encore une ode à l'amour, la tolérance, et ça fait du bien !

J'ai lu ce livre dans le cadre des challenges suivants:

http://img221.imageshack.us/img221/3782/littraturecontemporaines.png


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