mercredi 5 février 2014

Doppler, Erlend Loe

Affichage de photo.JPGEn ce début d'année j'avais envie d'une lecture un peu légère teinté d'humour grinçant, j'ai repéré ce livre sur l'excellent blog Voyelle et Consonne, un détour par mon libraire et voici ce que j'ai pensé.

L'histoire commence par la chute en vélo de Doppler, qui va conduire cet homme d'âge moyen menant une vie bien rangée à tout remettre en question en abandonnant femme, enfant, maison et travail pour aller s'installer en périphérie d'Oslo dans la forêt... La mort de son père est également l'autre déclic qui conduire Doppler à rejeter en bloc la manière dont il a vécu jusqu'à présent dans une société qui nous pousse à consommer et à en vouloir toujours plus.

Son parcours va également être jalonné de nouvelles rencontres dont la plus ubuesque est celle avec l'élan, après avoir tuer sa mère pour ce nourrir et qu'il va appeler Bongo, apprivoiser et à qui il va tenter d'apprendre à jouer au memory... Mais aussi le mec de droite pour qu'il n'aura que du mépris ou Dusseldorf un veuf retraité qui n'a jamais connu son père un officier allemand... 

C'est un récit acerbe sur notre société, peu optimisme par ailleurs le livre se finit par ces mots : "C'est la guerre". Doppler ne supporte plus l'application des gens qui mettent tout en oeuvre pour être de bon petit citoyen consommateur. C'est une réflexion intéressante que mène le narrateur sur le plan politico-social de nos sociétés modernes (les relations amicales, l'école, le cinéma, l'éducation...), lui prône comme solution un retour à la nature et à l'oisiveté. Ce livre est mordant, pessimiste, parfois drôle (si on est réceptif à ce genre d'humour ce qui est mon cas mais je sais que cela ne plaît pas toujours), absurde aussi... Même s'il n'échappe pas non plus aux lieux communs sur la télévision, notre société de consommation, le message à le mérite d'être claire et de conduire à une réflexion qu'il n'appartient qu'à nous de prolonger.

En résumé, tout ce qui me fait aimer cet humour nordique même s'il est vrai aussi que Doppler est un personnage parfois détestable qui laisse sa femme enceinte se débrouiller sans aucun remord, par ailleurs la couverture du livre est le parfait reflet du personnage : une personne qui ne cherche absolument pas à être aimer et tout au contraire préfère et recherche la solitude lui qui ne supporte plus le genre humain à cause de son crétinisme, mais qui se rend compte également que l'on a beau détester autrui et tout faire pour lui échapper, il n'est jamais très loin...

Passez outre la couverture de ce roman et venez passer un moment dans la forêt norvégienne avec Doppler, vous ne le regretterez pas!

6 commentaires:

  1. C'est dommage, la couverture du roman ne s'affiche pas, aujourd'hui.

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    1. Dommage en effet car elle est bien à l'image du roman

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  2. Ca m'a l'air intéressant en lisant ta chronique ^^ J'aime beaucoup les auteurs qui dressent une sorte de bilan critique de nos sociétés contemporaines. A découvrir alors !!

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    1. Un livre intéressant pour ceux qui aime ce genre d'humour...

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  3. J'ai lu un livre de cet auteur mais je dois dire que je ne m'en souviens plus du tout. Pourtant, je suis assez preneuse de ce genre d'humour-là, un peu méchant.

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    1. Tu lis tellement de livre tous ne peuvent pas te marquer...

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