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lundi 17 juin 2013

Seventeen, Ôé Kenzaburô

Ce livre nous relate l'enrôlement d'un adolescent de 17 ans, dont on ignore le nom et qui se surnomme lui même : "seventeen", dans le partie d'extrême droite japonais : l'Action Impériale.
Ce jeune homme obnubilé par le sexe et la mort, vit dans l'indifférence général dans sa famille, à l'école... Dans les années 60 plutôt communiste, ce garçon en quête de lui même et complètement replié sur lui est une cible idéale pour ce partie qui va faire de lui une force vive et volontaire des actions menées à l'encontre des "rouges".

Cette nouvelle nous démontre comment le mal être d'un jeune homme et sa relative faiblesse, permet à des parties politiques extrémistes de rallier cette jeunesse à leur idée, en leur faisant croire qu'il comprenne leur mal être et qu'ils vont faire d'eux des hommes forts et respectés dans une société où ils ne trouvent que difficilement leur place.

J'ai trouver cette nouvelle très intéressante et parfaitement bien construite, l'auteur nous décrit parfaitement le cheminement intellectuel qui conduit un jeune qui se cherche à adhérer à des idées politiques extrêmes pour lesquels ils n'avaient pas au départ plus d'attrait que cela.

J'ai lu cette nouvelle dans le cadre challenge petit bac d'Enna dans la catégorie chiffre avec SEVENTEEN,au challenge Défi Cent Page organisé par La Part Manquante, et du challenge Écrivains japonais organisé par Adalana.


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pett bac 2013


vendredi 31 mai 2013

Certaines n'avaient jamais vu la mer, Julie Otsuka




Des dizaines de jeunes femmes venues du Japon prennent un bateau en direction des Etats Unis pour rejoindre un homme qu'elles ont épousé par procuration sans le connaitre.  L'histoire collective de ses exilées qui sont pleines d'espoir et qui vont être si déçues par la vie cruelle qui les attend. Leur nuit de noce, leur journée de dur labeur dans les champs, la naissance de leur enfant, les humiliations, jusqu'à la guerre qui les contraint de nouveau à l'exil, tout cela nous est raconté par l'auteur d'une façon très originale.

J'ignorais totalement l'histoire de ces japonnais immigrés au début du XXe siècle, et de  la déportation dont ils ont été les victimes à la suite de l'attaque de Pearl Harbor et de l'entrée des Etats Unis dans la seconde guerre mondial. Ce livre m'a permis d'aborder cet aspect de la seconde guerre mondiale, et en cela il m'a intéressé, on focalise souvent notre attention sur l'histoire européenne en occultant le conflit americano-japonnais.

Portrait

Comme je l'évoquais précédemment, la seconde originalité de ce roman, hormis le sujet relativement inédit pour moi, est l'écriture très particulière de Julie Otsuka. Le récit utilise un "nous" collectif, telle une litanie, elle nous raconte avec force et intensité la vie de ses femmes venues chercher une vie meilleure et qui n'ont pu trouver qu'au mieux l'indifférence et l-humiliation...

Ces énumérations ont pourtant fini par me lasser et ce style narratif a dépersonnalisé  cette tragique histoire. J'ai donc eu un sentiment assez mitigé sur ce roman où le sujet est incontestablement très intéressant, et la façon de l'aborder est originale, pour autant je suis restée loin  (trop?) de ces femmes et de leur histoire commune.

Ce livre me permet de poursuivre mes participations aux challenges : Petit Bac dans la catégorie lieu et Défi cent page.

lundi 27 mai 2013

Le joueur d'échec, Stefan Zweig

Cette année, j'ai vu la pièce Collaboration aux Célestins, ce magnifique spectacle m'a donné l'envie de relire Stefan Zweig.

Le narrateur apprend, alors qu'il se trouve à bord d'un paquebot à destination de l'Argentine, qu'est présent Czentovic jeune homme de 21 ans qui est le nouveau prodige des échecs, et qui parcourt le monde en vue de s'enrichir par son art. 

Le narrateur intrigué par ce personnage d'origine modeste et qu'on décrit comme taciturne et peu intelligent hormis dans la pratique des échecs, est curieux de le rencontrer. Il va tout mettre en oeuvre pour l'affronter. 

Alors que Czentovic dispute une partie contre quelques amateurs d'échecs présents sur le paquebot, un mystérieux voyageur intervient et obtient un match nul contre le champion...

Le narrateur va parlé au mystérieux M.B qui va lui confessé d'où il tire son formidable don pour les échecs...

Stefan Zweig nous décrit dans la seconde partie de cette nouvelle, l'enferment dont sont victime certains juifs ayant selon les nazis des informations capitales. Il ne s'agit nullement de maltraitances physiques mais purement de pressions psychologiques. L'isolement absolu dans lequel se trouve M.B va le conduire a développer ses capacités pour le jeu d'échecs en vue de combler le néant des ces journées. Mais cette occupation salvatrice dans un premier temps, puisqu'elle lui procure une occupation, va malgré tout l'amener jusqu'aux frontières de la folie puisque le jeu est devenue une addiction. 

C'est une nouvelle captivante, une réflexion passionnante sur le jeu d'échec et sur le monde tel qu'il est à l'époque où cette nouvelle a été écrite. C'est deux monde qui s'affronte : la bêtise et la soif de pouvoir (Czentovic) d'un côté, le raffinement et l'humanisme de l'autre (M.B) qu'on arrive aisément à replacer dans le contexte historique.

Un livre intelligent, une écriture prenante et toute en finesse, vous ne pourrez pas lâcher ce livre avant de l'avoir terminer. A lire absolument.

Avec ce livre j'inaugure ma participation au Challenge Un Classique par mois organisé  par Stephie et je poursuit ma participation au challenge Défi Cent Page organisé par La Part Manquante et au Challenge Romans Cultes organisé par Métaphore (son avis sur ce livre).
challenge-romans-cultes





Challenge classique 4

lundi 20 mai 2013

Barbe bleue, Amélie Nothomb



J'ai découvert Amélie Nothomb à l'adolescence avec son premier roman : Hygiène de l'assassin, j'avais beaucoup aimé ce roman original qui reprend le même style narratif que Barbe Bleue consistant en un long dialogue quasiment ininterrompue entre deux personnages principaux. 


Je sais que cette auteure a beaucoup de détracteur, je suis loin d'avoir lu tout ses romans et cela remonte a un dizaine d'année, mais je garde un bon souvenir de ces lectures sans pour autant qu'elles aient été mémorables ni fondatrices. J'abordais donc cette lecture avec une confiance certaine puisque le sujet m'attirait tout en gardant à l'esprit que mes goûts ont fortement évolué avec les années...

Saturnine est une jeune femme de 25 ans cherche une collocation, elle répond à l'annonce du richissime Don Elemirio Nibal y Milcar, aristocrate espagnol, bien que celle ci soit trop généreuse pour ne pas être suspicieuse... La rencontre des ces deux personnages est le prétexte à une réflexion sur les palettes de couleurs et l'association des couleurs aux sentiments et à des traits de caractère.

Que puis je dire de ma lecture, ça se lit vite, les réflexions ne sont pas inintéressantes, la fin est originale, mais si cela n'est pas déplaisant, j'ai un sentiment de lecture jetable, j'écris ce billet quelques heures seulement après ma lecture et il ne m'en reste pratiquement rien. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé mais je ne vois pas l'intérêt de ce genre de roman qui se consomme comme de la nourriture de fast food : vite avalé, vite digéré, vite oublié... Je pense donc dorénavant passé mon chemin devant le Amélie Nothomb annuel.

Ce livre me permet de poursuivre mes participations aux challenges : Petit Bac dans la catégorie couleur et Défi cent page.

vendredi 22 mars 2013

Le vieux qui lisait des romans d'amour, Luis Sepùlveda




Il y a des livres, sans trop savoir pourquoi, que l'on connait, dont on nous a recommandé la lecture à maintes reprises, et puis on fait autres choses, plutôt on en lit d'autres, enfin bref on passe à côté, et bien on a tort! Je vais rien écrire qui ne l'ai déjà été sur ce livre, c'est tout simplement un chef d'oeuvre, un petit bijou de 120 pages à savourer. Ce billet ne doit avoir qu'une utilité : encourager le plus de gens à lire ce livre. 

Antonio José Bolivar alias le vieux qui lisait des romans d'amour vit à El Idilio au coeur de la forêt amazonienne. Un chasseur blanc est retrouvé mort, les Shuars (peuple de l'Amazonie) sont accusés à tort, Antonio José Bolivar va partir à la recherche du vrai coupable : une panthère folle de douleur qui a goûté au sang des hommes...

Ce livre est un réquisitoire sur la folie des hommes qui détruisent la nature, qui tue impunément les hommes et les animaux qui se trouvent sur leur chemin, juste par appât du gain. Antonio José Bolivar n'est pas un homme parfait, il n'est pas moralisateur, c'est un homme simple qui fait partager son expérience de la forêt amazonienne.
C'est un livre sur la nature, un livre drôle, en toute simplicité et sans le côté moralisateur, Luis Sepúlveda nous donne une leçon d'écologie.

Laissez vous  simplement emporter par la beauté, les couleurs, la magie de ce livre...

Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d'or, tous ceux qui souillaient la virginité de son Amazonie, il coupa une grosse branche d'un coup de machette, s'y appuya et prit la direction d'El Idilio, de sa cabane et de ses romans qui parlaient d'amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes.

Ce livre me permet de continuer ma participation aux challenges :  Défi Cent Pages, Petit Bac et  Romans Cultes. 

pett bac 2013


vendredi 15 mars 2013

A jamais, Julian Barnes





Ce livre est un recueil de trois nouvelles : 

Expérience : nous relate l'aventure d'un jeune anglais débarquant à Paris et qui suite à un quiproquos, rencontre les surréalistes en pleine réflexion sur le sexe et le soumettent à une expérience dont il va se rappeler sa vie durant.  
A jamais : revient sur le pèlerinage annuel d'une soeur en France sur les champs de bataille en souvenir de son frère Sam mort lors de la Grande Guerre. C'est l'occasion pour l'auteur de réfléchir sur la persistance de nos souvenirs, sur l'intérêt de ces lieux de commémoration dans la mémoire collective. 
Ermitage : nous parle de deux jeune femmes anglaises qui décident de racheter une vignoble bordelais à l'aube du XXe siècle, c'est une réflexion sur l'authenticité des choses et des relations.

J'ai beaucoup apprécié ces trois nouvelles, toutes en finesse, qui sur un air de prime abord très léger, nous amènent à réfléchir sur des thèmes très intéressant comme la mémoire, l'influence des rencontres sur le cours de notre vie, les apparences...

Ce recueil me donne envi de lire d'autres romans de cet auteur que je ne connaissais que de nom...

Je poursuit ainsi ma participation au Défi Cent Pages.

lundi 10 décembre 2012

Une femme, Annie Ernaux

J'avais entendu parler d'Annie Ernaux sur différents blogs, si j'avais noté le nom de l'auteur, je n'avais pas noté de titre en particulier, j'ai donc choisi Une femme , un peu au hasard, un peu aussi puisque le thème du livre me touche particulièrement... 

Annie Ernaux nous parle de sa mère, de sa mort, moment où elle commence à écrire son histoire : "Ma mère est morte le lundi 7 avril".

Ce livre est très intimiste, l'auteur nous parle de sa famille, de ses origines et plus précisément de sa mère. Cette femme modeste qui a tout mis en oeuvre pour améliorer sa condition et celle de sa fille jusqu'à creuser une telle distance entre elle deux, qu'elles ont du mal à se comprendre.

Le style est très épuré, pourtant elle sait parfaitement nous faire ressentir les émotions et surtout la douleur qu'elle ressent face à ce deuil. 

Je ne suis pas toujours très à l'aise avec l'autofiction, comme avec Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan, mais ce ne fut pas le cas avec ce roman, c'est en toute simplicité et sans voyeurisme qu'Annie Ernaux nous parle de sa mère et sait nous toucher.

Ce livre a su me donner envie de découvrir les autres romans d'Annie Ernaux.

Je poursuit également ma participation au Défi Cent Pages.


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samedi 1 décembre 2012

La nuit de Valogne, Eric-Emmanuel Schmitt


Par une nuit orageuse, la comtesse de Vaubricourt a invité quatre femmes, ancienne maîtresse délaissé par Don Juan, pour faire son procès. La condamnation sera d'épouser la filleule de la comtesse, alternative à la prison, mais contre toute attente c'est un Don Juan sous des traits vieilli, abattu et fatigué, qui accepte sans difficulté  et sans discussion ce mariage...

Eric Emmanuel Schmitt s'approprie dans ce roman le mythe de Don Juan. Il apporte évidemment son propre regard. 

On dit de Don Juan qu'il n'aime pas les femmes, qu'il est un vil séducteur, mais si ce dernier n'avait jamais en réalité rencontré l'amour? Si cette insatiable et destructrice quête du sexe sans moral ni sans aucun véritable sentiment, n'existait que de ce fait? C'est la théorie que nous présente Eric Emmanuel Schmitt dans cette pièce.

C'est très bien écrit, les dialogues sont excellents et plein d'humour. Je vous conseille de lire cette pièce de théâtre qui m'a donné envie de me pencher plus sérieusement sur ce mythe et notamment de relire le Don Juan de Molière.

J'ai acheté une édition pour les lycéens, et j'ai été surprise que l'éditeur croit nécessaire de donner les définitions des mots ou des expressions tel que libertinage, donner le change ou encore conscience... Franchement le niveau est il si bas? Je suis convaincu que je connaissais le sens des ces mots ou expressions lorsque j'étais au lycée... Mise à part ce détail, j'ai trouvé l'édition très intéressante et très éclairante sur le travail de l'auteur.

Cette pièce me permet de terminer le challenge Eric Emmanuel Schmitt organisé par un chocolat dans mon roman sans que cela ne m'empêche de continuer à lire les autres écrits d'Eric Emmanuel Schmitt et je finis aussi le challenge Défi Cent Pages organisé par La part manquante mais je pense m'inscrire dans la catégorie supérieure : barbe à papa. Elle a été lu durant le challenge STAR 5.


Elle s'inscrit également dans le cadre d'une lecture commune organisé également par un chocolat dans mon roman, vous pouvez retrouver les avis de Un chocolat dans mon roman, NatioraStefieboLightjok, XL, RamettesElahbulle et Rose. Je profite également de cette lecture commune pour remercier un chocolat dans mon roman de m'avoir permis à travers son challenge de découvrir cet auteur que j'apprécie beaucoup aujourd'hui : Eric Emmanuel Schmitt.

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dimanche 30 septembre 2012

Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus, Eric-Emmanuel Schmitt

Ce roman est le sixième opus du cycle de l'invisible, il aborde le thème du confucianisme.  Le narrateur, un homme d'affaire européen qui vient souvent en Chine pour ses affaires, a pour habitude et pour stratégie d'interrompre les négociations en vue de déstabiliser ses interlocuteurs. Au cours de ces nombreuses interruptions, il se rend au toilette du grand hôtel où il séjourne, et il commence à discuter avec Madame Ming, la dame pipi...

Celle ci raconte qu'elle a eu 10 enfants, et entreprend de de décrire la vie de chacun d'eux à notre narrateur. Mais celui ci ne peut qu'être surpris par cette affirmation pour le moins improbable : prétendre avoir eu 10 enfants dans cette Chine qui impose la politique de l'enfant unique, ce ne peut être qu'affabulation... Pourtant, le narrateur est attiré par la sagesse et l'humanité de cette femme, pour le moins désarmante et qui sait si bien conter son histoire et percer les secrets de l'âme humaine.

Cela faisait un long moment que je n'avais pas lu un roman d'Eric Emmanuel Schmitt après ma frénésie de l'hiver et du printemps et j'étais assez impatiente de passer un joli moment avec ce court roman. Mais je dois reconnaître que cette fois si le charme n'a pas opéré, je ne me suis pas attachée aux personnages, j'ai trouvé cette histoire sans relief, loin de la poésie qui habite d'habitude les romans d'Eric Emmanuel Schmitt.

Bon, c'est toujours bien écrit, l'histoire est bien ficelée, ça se lit vite, mais ça s'oublie aussi vite, c'est donc pour moi une petite déception, privilégiez plutôt la lecture de Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran, l'enfant de Noé ou  Oscar et la dame Rose.

Je l'ai lu dans le cadre du challenge EES organisé par un chocolat dans mon roman et le Défi Cent Pages organisé par la Part manquante.

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dimanche 22 juillet 2012

La Reine de lectrice, Alan Bennett

La Reine des lectricesLa Reine se découvre une passion pour la lecture, et cela va bouleverser sa vie : elle ne pense plus qu'à trouver des moments de libre pour lire oubliant le protocole et ces obligations. Cette passion dévorante n'est d'ailleurs pas très bien vu par l'entourage de la Reine, et les conduit à faire les suppositions des plus farfelus et à élaborer divers plans pour l'en détourner. 

Si j'avais apprécier l'humour et l'ironie dans La mise à nu des époux Ransome du même auteur, je n'ai pas retrouver les mêmes sensations de lecture avec ce livre. Je suis certainement passée à côté car je n'ai pas retrouvé le charme de ma première lecture... En effet, je me suis plutôt ennuyée dans cette lecture où l'on tourne un peu en rond, la reine aime de plus en plus lire, cela contrarie tout son entourage, on cherche des moyens pour qu'elle abandonne cette pratique, qu'elle contourne... De même, l'auteur fait un portrait peu flatteur de la reine, qui n'aurait jamais lu de sa vie aucun livre, cela me semble un peu caricatural mais il est vrai aussi que je ne me suis jamais trop penchée sur la vie des monarques britanniques...


Par contre j'ai aimé le fait qu'il soit rendu un hommage à la lecture et à la littérature dans ce roman, où l'on est obligé d'avoir un carnet à porté de main pour noter des idées de lecture. De même, le final est vraiment bien rédigé et bien amené.


En bref, un court roman où je me suis un peu lassée des répétitions dans l'histoire mais qui reste agréable lire. Et dans le même genre, j'ai préféré la Reine et moi, Sue Townsend, qui place la reine dans une situation ubuesque et cherche à savoir la manière dont elle va pouvoir s'en sortir. Il semble en tout cas que pour les écrivains britanniques, la Reine soit  un sujet d'inspiration et qui leur permette de laisser court à leur imagination débordante.


Ce billet fait partie du challenge Le défi Cent Pages organisé par La Part Manquante :


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mardi 17 juillet 2012

La classe de neige, Emmanuel Carrère

Nicolas part en classe de neige pour la première fois, mais dès le départ le séjour s'annonce mal pour lui : son père a refusé qu'il prenne le car avec les autres élèves de sa classe, il a oublié son sac dans la voiture, et de ce fait, il est l'objet des moqueries des ses camarades...

On sent dès le départ que les choses vont mal tournées, qu'un drame se prépare sans s'attendre réellement à ce qui va se passer.

Emmanuel Carrère arrive à nous faire ressentir l'horreur, l’indicible, la tragédie par petite touche, par les non dits, et sans jamais l'énoncer clairement. A la fin du livre d'ailleurs, on se surprend à se demander si on a bien compris , si ce n'est pas notre imagination qui nous fait envisager le pire.


Ce jeune garçon a pourtant tout pour énerver le lecteur, il est trouillard, son imagination est plus que débordante, il envisage le pire et invente des scénarios invraisemblables et des plus tragiques. Pour autant, au fur et à mesure de l'avancement du livre, cet agacement laisse place à une profonde empathie pour Nicolas quand on comprend ce qui est en train de se passer.


Au final,  un livre touchant, tout en psychologie et en finesse, et parfaitement bien écrit, ainsi, l'histoire se déroule pour nous amener au plus près de la tragédie sans jamais la prononcer. C'est le troisième livre que je lis d'Emmanuel Carrère, et c'est le premier qui est un vrai fiction, et c'est encore une parfaite réussite. Je vous invite donc à lire ce court roman qui vous fera frissonner de froid même sous le soleil des vacances...



Ce billet fait partie du challenge Le défi Cent Pages organisé par La Part Manquante :


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vendredi 13 juillet 2012

La mise à nu des époux Ransome, Alan Bennett

La mise à nu des époux RansomeUn soir en rentrant de l'opéra, les époux Ransome retrouve leur appartement complètement vidé par des cambrioleurs. Comment vont ils faire face à cette situation ubuesque?

Ce livre nous raconte comment ce couple bourgeois, pétrie dans leur habitude, où les non dits sont la règle, réagit face à cet évènement aussi inattendu que déconcertant. C'est surtout une révélation pour cette femme, Madame Ransome dont la personnalité à été complètement écrasé par  son mari et les conventions.

C'est plein d'humour, enfin un humour à l'anglaise ce qui n'a rien pour me déplaire. J'aime cette ironie, l'usage du 2e voir 3e degré... La fin , explicative, est un peu moins bonne que l'idée de départ mais cela ne gâche en rien cette lecture.

Un court roman comme je les apprécie, sans prétention, néanmoins très agréable et divertissant. 

Ce billet inaugure ma participation au challenge Le défi Cent Pages organisé par La Part Manquante et il me permet de poursuivre le challenge amoureux organisé par l'Irrégulière dans la catégorie divers.




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mercredi 11 juillet 2012

Défi cent pages

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Je me suis inscrite à un nouveau challenge   le défi cent pages organisé par La Part Manquante : il s'agit de lire des ouvrages d'environ 100 pages...et au maximum 150. Le défi a démarré le 21 juin et se termine le 21 juin 2013.

4 catégories: 

-Première Gorgée: 3 à 5 ouvrages lus
-Barbe à Papa: 6 à 10 ouvrages lus
-Bavardages: 11 à 15 ouvrages lus
-L'envol: plus de 15 ouvrages lus


Je me suis inscrite dans la catégorie première gorgée. Vous trouverez tout les détails ici.

Ce challenge m'a plu car j'apprécie la lecture de ces courts romans qui se lisent rapidement  et pour autant peuvent receler de petites merveilles...