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lundi 15 juillet 2013

24 heures dans la vie d'une femme, Stefan Zweig

Une femme, mère de famille passe un agréable séjour dans une pension du sud de la France lorsque la famille fait connaissance d'un charmant jeune homme. Après avoir passé seulement quelques heures avec lui, cette femme rangée va s'enfuir et quitter mari et enfant sans un mot d'explication... Cet attitude provoque la polémique et l'indignation dans la petite communauté. Le narrateur décide de prendre partie de la femme mariée en défendant qu'une passion soudaine peut conduire à agir de la sorte tandis que les autres restent persuadés qu'il s'agit d'un acte prémédité et qu'ils se connaissaient déjà avant...    Le narrateur trouve un soutien inattendu de la part d'une vielle femme anglaise qui va lui raconter comment en l'espace de 24 heures, elle a elle même perdu la tête il y a de cela des années en allant à l'encontre de la moralité et des convenances de l'époque.

Si Stefan Zweig n'a pas son pareil pour décrire les sentiments, j'ai moins été séduite par ce roman que par le joueur d'échec, on y trouve pas la même puissance dans le récit. 

Zweig reprend la même construction avec cette nouvelle que celle du joueur d'échec, un événement va conduire une personne à se confier au narrateur sur une histoire très personnelle, jouant en quelque sorte le rôle de psychanalyste  En effet, l'influence de freud est présente dans les romans De Zweig d'autant qu'il est son contemporain.

Pour autant si j'ai été captivé par ma précédente lecture, ce récit m'a quant à lui passablement ennuyé par la profusion de détail et de précision. Je trouve que Zweig se perd dans des descriptions interminables, notamment le passage au casino avec  et cela nuit à la fluidité du récit.

C'est donc un sentiment plus mitigé que j'ai ressenti à la lecture de cet nouvelle même si le récit sonne juste, cela ne m'a pas pour autant convaincu...

Je participe avec cette lecture au Challenge Stefan Zweig organisé par Metaphore


INTELLIGENT LIFE SPRING 2009 Stefan Zweig






lundi 27 mai 2013

Le joueur d'échec, Stefan Zweig

Cette année, j'ai vu la pièce Collaboration aux Célestins, ce magnifique spectacle m'a donné l'envie de relire Stefan Zweig.

Le narrateur apprend, alors qu'il se trouve à bord d'un paquebot à destination de l'Argentine, qu'est présent Czentovic jeune homme de 21 ans qui est le nouveau prodige des échecs, et qui parcourt le monde en vue de s'enrichir par son art. 

Le narrateur intrigué par ce personnage d'origine modeste et qu'on décrit comme taciturne et peu intelligent hormis dans la pratique des échecs, est curieux de le rencontrer. Il va tout mettre en oeuvre pour l'affronter. 

Alors que Czentovic dispute une partie contre quelques amateurs d'échecs présents sur le paquebot, un mystérieux voyageur intervient et obtient un match nul contre le champion...

Le narrateur va parlé au mystérieux M.B qui va lui confessé d'où il tire son formidable don pour les échecs...

Stefan Zweig nous décrit dans la seconde partie de cette nouvelle, l'enferment dont sont victime certains juifs ayant selon les nazis des informations capitales. Il ne s'agit nullement de maltraitances physiques mais purement de pressions psychologiques. L'isolement absolu dans lequel se trouve M.B va le conduire a développer ses capacités pour le jeu d'échecs en vue de combler le néant des ces journées. Mais cette occupation salvatrice dans un premier temps, puisqu'elle lui procure une occupation, va malgré tout l'amener jusqu'aux frontières de la folie puisque le jeu est devenue une addiction. 

C'est une nouvelle captivante, une réflexion passionnante sur le jeu d'échec et sur le monde tel qu'il est à l'époque où cette nouvelle a été écrite. C'est deux monde qui s'affronte : la bêtise et la soif de pouvoir (Czentovic) d'un côté, le raffinement et l'humanisme de l'autre (M.B) qu'on arrive aisément à replacer dans le contexte historique.

Un livre intelligent, une écriture prenante et toute en finesse, vous ne pourrez pas lâcher ce livre avant de l'avoir terminer. A lire absolument.

Avec ce livre j'inaugure ma participation au Challenge Un Classique par mois organisé  par Stephie et je poursuit ma participation au challenge Défi Cent Page organisé par La Part Manquante et au Challenge Romans Cultes organisé par Métaphore (son avis sur ce livre).
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Challenge classique 4