Bjarni est un vieil homme en fin de vie, qui de retour sur les terres qu'ils cultivaient, décide d'écrire une lettre à Helga, son amour passionné mais interdit...
J'aime l'idée de ce roman épistolaire, même si je ne sais pas si le faite que l'on soit en présence d'une seule et même lettre peut nous permettre de qualifier ce roman d'épistolaire... Bref, pour en revenir au roman, j'apprécie donc ce style d'écriture. De même, depuis que je tiens ce blog, je me suis prise de passion pour la lecture nordique et ces ambiances si particulières, son humour, le décalage avec notre littérature. Comme vous l'avez sans doute compris, ce roman avait tout pour me plaire et pourtant je suis restée très dubitative une fois ce livre achevé!
Bjarni est un ancien éleveur de brebis dans un coin reculé d'Islande qui confesse dans cette lettre l'amour adultérin qu'il a vécu avec Helga sa voisine. Mais par dessus tout, cette lettre est un hymne d'amour à la terre, à sa terre pour laquelle il renoncera à son amour pour Helga.
Bjarni est donc un personnage qui ne m'a pas touché une seule seconde, il est égoïste, lâche et sans coeur dans les relations avec sa femme et sa maîtresse auxquelles il préfère ses brebis. Par ailleurs, j'ai été gênée comme beaucoup par les descriptions et les comparaisons qu'il fait entre les femmes et le brebis, tout cette bestialité qu'il nous resserre à chaque fois qu'il décrit ses étreinte avec Helga. Et puis toute cette pisse, c'est lassant, je n'ai l'impression que d'avoir retenu que tout ce que l'on pourrait faire avec de la pisse de brebis...
Malgré tout, ce livre est très poétique (il faut tout de même oublier la pisse), et les descriptions de l'auteur de la terre d'Islande, de son pays, des racines ancestrales qui lient Bjarni à sa terre, sont très belles.
Ce livre n'a donc pas fonctionné sur moi, ce n'est pas que je n'ai pas aimé, je suis juste resté spectatrice de l'amour de Bjarni pour sa terre, alors que j'aurais aimé ma passionner pour l'amour qu'il avait pour Helga.